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29.09.2007
LES BIOCARBURANTS, LA FAUSSE BONNE SOLUTION
Les biocarburants seraient la réponse à l’envolée du prix du pétrole, à son épuisement, à la pollution qu’il provoque. Le bénéfice attendu est écologique, économique, industriel.
La réalité est moins flatteuse et même calamiteuse et des voix s’élèvent pour dénoncer une politique de substitution dont les effets négatifs sont cyniquement ignorés par ceux qui l’imposent.
L’émission de France-culture du samedi 29 septembre « Terre à Terre » (7 h 05) est venue opportunément éclairer le problème.
La journaliste R. STEGASSY interrogeait Fabrice NICOLINO, auteur du livre « La faim, la bagnole, le blé et nous (Fayard). Il ne pouvait cacher sa colère mais aussi son désarroi devant l’irrésistible croissance du marché des biocarburants dont l’envahissement a et aura des conséquences redoutables pour l’écologie – un comble ! – mais aussi pour la paix du monde.
La thèse était illustrée par quelques chiffres : 25% de la production de maïs des États-Unis (premier producteur mondial) sont consacrés à la production d’essence. Le résultat a été une flambée du prix du maïs. Ce surenchérissement se répercute sur le maïs alimentaire devenu plus rare donc plus cher. Conséquence : il y a des émeutes de la faim au Mexique (révolte de la Tortilla, galette de maïs, base de l’alimentation des pauvres). Le gouvernement mexicain, pour l’enrayer, a dû réagir en catastrophe en important du maïs et en le subventionnant.
Le Brésil, le plus important producteur mondial d’éthanol à partir de la canne à sucre voit en ce produit la possibilité d’acquérir une puissance économique à l’échelle mondiale et de rivaliser avec l’OPEP. LULA, son président, fait alliance avec G. BUSH pour développer encore plus cette filière, capable de réduire la dépendance américaine vis-à-vis de l’Arabie Saoudite.
Cette culture toujours plus développée de la canne à sucre se fait au Brésil au dépens des terres agricoles et surtout par le défrichement accéléré de la forêt amazonienne - ce poumon de la Terre - qui, à ce rythme, n’existera bientôt plus.
La vanité de cet effort, sa motivation indécente est illustrée par un chiffre rappelé au cours de cette émission remarquable : le plein d’un 4X4 équivaut à l’alimentation d’un humain d’un pays du sud pendant un an…
Dans le supplément Sciences et éthique du mardi 25 septembre de La Croix, Denis SERGENT interrogeait Lionel VILAIN, ingénieur agronome, conseiller technique de France Nature environnement sur les agro-carburants. Lui aussi ne cachait pas sa colère contre la politique initiée par le gouvernement Raffarin et visant la promotion des biocarburants. Sa démonstration est impressionnante et il remet en cause, avec une argumentation solide, le bien fondé de cette politique. La raison la plus évidente est la faiblesse du rendement de la transformation des plantes en produits énergétiques. Il peut même être négatif. Le rendement de l’éthanol du maïs est de 1,3 contre 5 pour l’éthanol brésilien. Quant à celui du diester, il est négatif. Ces différences s’expliquent par la nature des plantes cultivées. La canne à sucre vit 10 ans, le palmier à huile entre 40 et 50 ans. Les champs de maïs, de betteraves, doivent, eux, être labourés, hersés, semés chaque année. Il faut ajouter engrais, traitements phytosanitaires, etc. Seule la production d’huile de colza ou de tournesol se justifie car il peut faire tourner sans manipulation, sans transport, machines et tracteurs avec un rendement de 3,5 à 3,8. Lionel VILAIN demande l’arrêt de la défiscalisation, une évaluation de l’impact sur l’environnement de la culture intensive du maïs.
Il semble bien que les biocarburants, dans l’état actuel des choses, ne sont pas une bonne alternative au pétrole. Le danger provient de l’appropriation par des lobbies extrêmement puissants agroalimentaires et même pétrochimiques de ce nouveau marché très prometteur et qui met déjà en jeu des intérêts financiers dont l’écologie est le dernier des soucis. Ils ont déjà investi, colonisé les instances administratives qui conseillent le gouvernement et où se prennent en fait les décisions. Ils n’ont eu qu’à imiter le lobby agro-alimentaire qui rejette l’agriculture raisonnée dans sa conquête du ministère de l’agriculture.
19:45 Publié dans Écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, alternative, biocarburant, maïs, canne à sucre, éthanol, défrichement
28.09.2007
L’ENQUÊTE POLITIQUEMENT INCORRECTE
Connaître l’état d’esprit d’une population sur un sujet précis est le métier des instituts de sondage. Cela permet à leurs clients d’anticiper les demandes pour être les premiers à les satisfaire, connaître les envies pour s’y adapter.
Plus compliquée, parce que s’intéressant aux comportements, les enquêtes sociologiques sont plus rares. Le prototype en reste le rapport Kinsey sur la vie sexuelle des américains (1948). Un sujet n’a, à ma connaissance, jamais été abordé. Pourtant il apporterait l’éclairage indispensable à la compréhension du phénomène qui atteint, avec le plus de force, le Japon. Son gouvernement, confronté au déclin démographique et à la disparition programmée de l’empire, aurait ainsi pu ou devrait demander à un institut de sondage de poser quelques questions aux japonais des deux sexes en âge de procréer afin de savoir pourquoi ils veulent ou ne veulent pas d’enfant.
Les questions pourraient être celles-ci :
1/ Envisagez-vous d’avoir des enfants ?
- Oui
- Non
2/ Êtes-vous reconnaissant à vous parents de vous avoir mis au monde ?
- Oui
- Non
3/ Considérez-vous que la vie que vous menez est une expérience
- Positive
- Négative
4/ Si c’était à refaire, souhaiteriez-vous recommencer :
-dans les mêmes conditions ?
- Oui
- Non
- dans d’autres conditions ?
- Oui
- Non
5/ Êtes-vous satisfait de l’héritage génétique que vous ont légué vos parents ?
- Oui
- Non
Précisez :
Physiquement : (cochez une seule case)
- très satisfait
- satisfait
- moyennement satisfait
- peu satisfait
- pas du tout satisfait
Intellectuellement : (cochez une seule case)
- très satisfait
- satisfait
- moyennement satisfait
- peu satisfait
- pas du tout satisfait
6/ Si vous voulez avoir des enfants est-ce parce que : (plusieurs réponses sont possibles)
- vous aimez les enfants
- la vie est une expérience qui mérite d’être vécue
- vous êtes sûr qu’ils seront heureux
- vous êtes convaincu qu’ils seront beaux, riches, en bonne santé
- autre (préciser)
7/ Si vous ne voulez pas d’enfant est-ce par, pour ou parce que :
- vous n’aimez pas les enfants
- refus de prendre une telle responsabilité
- volonté de ne pas vous compliquer la vie
- incapacité de concilier vie de parent et vie personnelle
- refus de lui faire vivre la vie que vous avez vécue
- refus d’engendrer un individu qui vous ressemblerait
- crainte d’avoir en face de vous quelqu’un qui ait pour vous les sentiments que vous aviez pour vos parents
- peur de l’adulte qu’il deviendra
- refus de le faire vivre dans le monde tel qu’il est
- lui éviter de subir les catastrophes à venir
- autres (préciser)
8/ Qui a, selon vous, la responsabilité du bonheur de vos enfants : (plusieurs réponses sont possibles)
- vous-même
- eux seuls
- la famille
- la société
- l’État
9/ Monsieur, êtes-vous prêt à risquer la vie de votre femme : mortalité maternelle liée à l’accouchement (7,5 pour cent mille en 2002 en France ; 830 en Afrique en 2000).
- Oui
- Non
10/ Êtes-vous prêt à assumer le risque de mettre au monde un enfant avec un handicap sévère (1% des naissances, soit 7.500 par an en France), moyennement sévère (1%) ?
- Oui
- Non
11/ Seriez-vous prêt à élever votre enfant handicapé ?
- Oui
- Non
12/ Accepteriez-vous, si le gouvernement vous l’ordonnait, de faire des enfants pour assurer la survie du pays?
- Oui
- Non
Seule une enquête de ce type permettrait de connaître l’opinion des gens sur leur vie, leur degré de satisfaction ou de mécontentement et l’envie de voir continuer dans leur descendance leur expérience. On peut espérer que la politique du gouvernement s’adapterait aux résultats afin de faire évoluer les mentalités, les comportements, l’état de la société, les perspectives dans un sens plus favorable.
La tâche sera difficile car on peut penser que le refus de faire des enfants traduit en fait une prise de conscience de la réalité de la condition humaine, sa dureté, ses difficultés, ses horreurs. Cela traduit aussi une liberté de pensée et d’action qui suppose que l’on se soit libéré des pressions sociales, familiales qui rendent la procréation obligatoire pour être conforme au modèle imposé. Cette libération n’est pas une manifestation d’égoïsme mais, au contraire, l’expression d’une lucidité qui reconnaît que le monde n’est pas un lieu de tous les délices et que l’on a le droit – peut-être même le devoir – de ne pas imposer à d’autres ce qui, pour soi, est un fardeau, une punition sans raison, une erreur, un cauchemar.
22:55 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enquête, enfant, héritage, refus, handicap
18.09.2007
UN SPORT DE GENTLEMEN, VRAIMENT ?
Quelle valeur peut-on attribuer à cette victoire ?
Énorme à en croire les commentateurs radio écoutés lundi matin.
Aucune pour moi et j’imagine pour beaucoup si l’on tient compte de la valeur intrinsèque de l’équipe de Namibie, habituée à être pulvérisée dans les rares matches internationaux qu’elle dispute.
L’enthousiasme – de commande – des commentateurs est surtout ridicule car sans rapport avec une réalité inquiétante pour les Français. Ils bénéficiaient de deux avantages qui relativisent ce succès :
- jouer devant leur public enflammé, enthousiaste
- jouer contre une équipe réduite à 14 au bout de quelques minutes de jeu par l’expulsion de son meilleur joueur.
Rêvons d’un autre scénario. Le XV de France décide de jouer à armes égales en se privant d’un joueur pour garder au match son équilibre, sa dignité.
Le geste aurait eu du panache, de la classe et montré que le rugby est vraiment le sport de gentlemen que les rugbymen revendiquent.
C’est un rêve car le monde sportif est à l’image de la politique, de la finance, de l’information, de la guerre, de l’industrie, de l’agriculture. Tous les moyens sont bons pour gagner :
- des électeurs (diabolisation de l’adversaire, calomnies, mensonges)
- de l’argent (spéculation)
- des lecteurs (désinformation, pornographie)
- la guerre (tapis de bombes, mines antipersonnel, napalm…)
- des parts de marché (délocalisations)
Pourquoi les sportifs feraient-ils exception ? Le sport est banalement devenu leur commerce. Gagner est synonyme d’argent, de gloire. Tout est bon : tricherie, dopage et ce que l’on a vu samedi à Toulouse. La tristesse, la honte est que cela se fait partout et toujours sous les applaudissements.- des rendements (pollutions en tout genre, transformation des herbivores en carnivores)
22:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rugby, victoire, panache, honte
13.09.2007
LE MONDE TOUJOURS ET ENCORE
Je salue cette fidélité, cette amitié et le courage de les proclamer dans ces temps difficiles pour J.-M. COLOMBANI. La réponse faite par Marc et Alfred GROSSER dans le courrier des lecteurs du dernier numéro de Challenges aux louanges de V. BEAUFILS est intéressante parce qu’elle résume quelques uns des reproches que l’évolution du Monde sous la tutelle de J.-M. COLOMBANI a suscité. Ils ont d’autant plus de force qu’Alfred GROSSER, professeur, collaborateur de longue date au Monde est bien placé pour apprécier l’état du journal, ses dérives. Le réquisitoire est sévère :
« Vous passez sous silence :
- l’engagement pro-Balladur de 1995 de tout le journal ;
-la volonté de créer l’information et non de la rechercher (période de PLENEL)
- la situation économique catastrophique du journal malgré le siphonage de la trésorerie du groupe PVC ;
- l’endettement du journal et donc sa perte d’indépendance ;
- l’utilisation du journal par MINC qui ne fait jamais rien sans attendre des contreparties
- …/… »
Il faut espérer que la nouvelle équipe de direction refera du Monde un journal fiable et viable.
17:25 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Challenges, Le Monde, Alfred Grosser
COUP DE CŒUR RADIOPHONIQUE
Cette émission est un temps de conversation amusée, amusante, souvent brillante, instructive, solidement mise en ondes, animée par F. Treussard avec espièglerie et fermeté.
Rare et savoureux.
17:10 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France-culture, dimanche, talent, marivaudage, savoureux
UNE NOUVELLE EXCEPTION FRANÇAISE
EDF a un site d’information sur Internet où on peut poser des questions sur les centrales nucléaires françaises et leur sûreté.
Il y a quelques mois j’ai posé la question suivante :
«J’aimerais savoir ce qui se passerait (se passera) si, en cas de modifications climatiques dont on ne peut encore apprécier l’ampleur, le niveau de la Loire, sous l’effet de la sécheresse, de l’absence de neige, baisserait au point qu’il n’y aurait plus assez d’eau pour refroidir les centrales qui se succèdent le long de son cours.
L’hypothèse, qui paraît maintenant plausible à une échéance pas si lointaine, a-t-elle été envisagée par EDF ? »
Pas de réponse.
Quelques semaines plus tard, j’ai réitéré ma question.
Pas de réponse.
Ce silence m’a étonné car il peut susciter des doutes sur la qualité du site mais il me rassure en même temps car c’est peut-être une façon pour EDF de dire sa confiance dans notre avenir climatique : le changement n’aura pas lieu. Du moins il n’affectera pas la France et le refroidissement des centrales. La sécheresse qui - peut-être - asséchera le lit des rivières et fleuves de nos voisins n’aura aucune influence sur les nôtres et les années à venir seront aussi pluvieuses que 2007.
Je remercie EDF d’avoir ainsi complètement tari mon inquiétude. J’y vois une nouvelle manifestation de l’exception française.
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17:05 Publié dans Écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : centrales nucléaires, refroidissement, sécheresse, silence
UNE MERVEILLE : UN LIVRE POLITIQUEMENT INCORRECT
A une époque où la natalité peine, dans nos pays, à renouveler les générations, on pourrait croire que son programme est déjà à l’œuvre. Cela est vrai mais en même temps un consensus glorifie l’enfant, une politique nataliste encourage leur multiplication et ceux qui refusent sont incompris.
La liste de Corinne MAIER est longue. Je trouve amusant de la prolonger.
- Empruntons une bonne raison à John BRUNNER ; Le génial auteur de TOUS A ZANZIBAR fait dire à son héros, Chad Mulligan « Il n’y a rien en vous de si fameux que cela mérite d’être perpétué physiquement dans votre propre descendance ».
Il suffit de se regarder, de pratiquer un minimum d’autocritique pour que l’évidence de sa médiocrité s’impose et fasse renoncer au risque de lancer dans l’existence un énergumène doté du même bagage génétique et qui aura la malchance de nous ressembler. L’autocensure devrait servir de permis de paternité et de maternité et être le meilleur des contraceptifs.
- De CIORAN l’extralucide, dans son essai DE L’INCONVÉNIENT D’ÊTRE NÉ (Gallimard) : « J’étais seul dans ce cimetière dominant le village quand une femme enceinte y entra. J’en sortis aussitôt, pour ne pas avoir à regarder de près cette porteuse de cadavre ni à ruminer sur le contraste entre un ventre agressif et des tombes effacées, entre une fausse promesse et la fin de toute promesse ».
La peine de mort est donc une abomination et même le serial killer le plus épouvantable ne la mériterait pas. Quelle allégresse, quel bonheur pourtant à l’arrivée du nouveau-né, ce condamné à mort qui n’a commis que l’erreur d’avoir des parents amnésiques de la peur qu’ils ont de leur fin ou qui n’ont trouvé que ce moyen de se croire immortels.
N.B. Toute l’œuvre de CIORAN est un long réquisitoire contre l’espèce humaine et son besoin irrésistible de se répandre, faisant d’elle le "cancer de la Terre".
- Les croyants, les catholiques - et cette réflexion ne peut intéresser que ceux-là – auraient – pour moi – une autre raison, encore plus impérieuse, de s’abstenir de faire des enfants. Je ne résiste pas à l’envie de m’appesantir quelque peu. Croissez et multipliez-vous était l’injonction qui faisait les familles nombreuses au nom de l’amour de Dieu. Cette obéissance à l’Ordre divin avait certainement pour corollaire – la plupart du temps - l’amour des enfants. Mais, n’était-ce pas qu’un moyen, parmi d’autres, de prouver sa dévotion et le respect du dogme ?
Le devoir du parent ne se limite pas à l’élevage de l’enfant, à son éducation. Il englobe le souci de ce qu’il va faire, de ce qu’il va être. Cette préoccupation devrait s’étendre même à son devenir post-mortem. Pour le catholique, pendant des siècles le choix était simple : paradis ou enfer. Aujourd’hui le mot enfer est devenu politiquement incorrect. Des pratiquants interrogés m’ont dit que le terme n’était plus employé. L’enfer, pourtant, n’a pas disparu du catéchisme. On le trouve dans la Première Partie (Deuxième section, Chapitre troisième, article 12, paragraphe 6, IV).Si l’église ne le représente plus comme pendant les siècles passés où elle assurait son emprise sur les corps et les âmes par la terreur que sa représentation imagée imposait, les mots qu’elle continue d’employer en font un lieu qui reste inhospitalier. Tous les termes des évangiles sont repris : géhenne, feu qui ne s’éteint pas. Il y est dit que l’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. En fait le discours est alambiqué mélangeant l’amour miséricordieux de Dieu à sa condamnation pour ceux qui peinent à voir ses manifestations dans la vie qu’on les oblige à endurer. Si une catéchiste nous a dit ne pas parler de l’enfer aux enfants auxquels elle veut ouvrir les portes du ciel, le catholique pur et dur, élevé dans sa peur, ne devrait-il pas, par charité chrétienne - et mise à part l’envie de punir l’athée de son hérésie - éviter à sa progéniture le risque de faire le mauvais choix pour une éternité tandis que lui, décédé en état de grâce, la passera dans la béatitude de la proximité divine ? L’âme la mieux trempée devrait être effrayée de cette perspective, de cette responsabilité rendant impossible ce « bonheur infini », dans la « cité sainte de Dieu », « lieu de bonheur, de paix et de communion mutuelle ».
On pourrait trouver encore d’autres bonnes raisons de refuser d’ajouter quelques innocents aux milliards qui s’entassent sur une planète exténuée par tant de succès. L’état des lieux incite à la circonspection. Les perspectives écologiques, climatiques, démographiques sont dissuasives. Le lieu risque de devenir de plus en plus malsain, avec des jungles urbaines tentaculaires. Feindre de l’ignorer participe du même refus de réfléchir à toutes les autres raisons et d’assouvir un besoin atavique, archaïque, organique, d’obéir à un conformisme social dominant, de se faire plaisir.
- Toute action engendrant une réaction, j’attends avec impatience et intérêt le livre-réponse au travail de Corinne MAIER. Il s’intitulera certainement les 40 bonnes raisons d’avoir des enfants. Il faut en effet contredire avec rigueur, avec vigueur, tous ces fous, toutes ces folles qui veulent l’extinction de l’humanité en une génération et qui y travaillent sans vergogne, sans respect pour rien ni personne.
17:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raisons, enfant, natalité, peine de mort, catholiques, enfer, catéchisme








