18.06.2008
Coup de cœur
Dans une caisse de livres achetée pour 4 sous dans une vente aux enchères, un trésor m’attendait : 5 ou 6 livres de Marie Noël. Je connaissais cette poétesse car j’ai passé, dans les années 50, des vacances à Auxerre, sa ville natale et on en parlait. Mais à l’époque la poésie se résumait pour moi aux fables de la Fontaine. Plus tard sa réputation de poétesse bien pensante me la fit oublier. C’est donc sur le tard que Marie Noël frappe à ma porte. Quel choc, quelle révélation ! Marie Noël, dans la collection Poètes d’aujourd’hui (Seghers 1962) est une bonne introduction à son univers. On en apprend peu sur elle car elle fuyait la notoriété mais l’auteur nous guide dans son œuvre et ce que l’on sait de sa vie.
Marie Noël est le contraire de la femme banale, effacée qu’elle paraît être et si la spiritualité l’imprègne, elle ne l’engloutit pas. Elle connaît le mal, le malheur, la solitude du corps et du coeur et elle en sort une poésie qui ébranle et émeut. Elle le fait avec une économie, une concentration qui n’empêchent pas que de ses vers, que de sa rime jaillisse une musique qui enchante. Elle se connaissait ce don, elle si mesurée : « Mon œuvre est moins une œuvre qu’une vie chantée ».
Peut-être quelques vers vous donneront envie de faire sa connaissance si, comme moi, vous ne la connaissiez pas. Dans « Chants des 4 temps » :
La Tard mariée :
« Si tard où t’en vas-tu
Seule, sans trouver d’heure ?
Si tard où t’en vas-tu
Le long du temps perdu ? »
La Maumariée :« La conduisit par un chemin
Sans eaux où si dur est le pain
Qu’il ne vaut pas mieux que la faim. »
Elle, à qui l’on a jamais connu d’amoureux a plein de chants d’amour et de tristesse :
« Tous les êtres aimés
Sont des vases de fiel qu’on boit les yeux fermés »
Ailleurs :
« Je n’ai rien pris ni rien reçu
Je n’ai rien eu. Je n’ai pas su ».
Elle reconnut très tôt en elle le pouvoir qu’elle avait sur la musique des mots et qui ne la quitta jamais : « J’étais possédée d’un rythme. Un vrai démon. C’est lui qui m’a usé le cœur ». Ignorée par l’anthologie de la poésie française du XXè siècle de Gallimard, elle fut reconnue par Valéry, Montherlant, Aragon. Toute sa longue vie (1883-1967) fut consacrée à la poésie et à la prose où, là aussi, sa malice, sa bonté, n’embrument pas l’œil impitoyable. Un court récit « Enterrement de premier classe » est un bijou de malignité.
Marie Noël, une belle âme, une grande dame.
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16.06.2008
COUP DE COEUR
« Médecin malgré moi » de Patrick de Funès (Éd. Le cherche Midi) est une satire enlevée du monde médical et une galerie de portraits qui fait rire et qui fait peur. C’est une charge au grand galop sabre au clair. Le sang coule car le sabreur est courageux. Il ne se ménage pas lui-même et ose s’attaquer à forte partie : les confrères malchanceux de ne pas voir leur ridicule et leurs travers, le Conseil de l’Ordre qui a souvent du mal à gérer son désordre, la politique de santé et sa dérive tous cancéreux.
C’est une suite de scènes cocasses, de dialogues enlevés, de portraits au vitriol, de réflexions profondes. Le mélange est très réussi. Il peut faire réfléchir. Il donne du monde médical une image peu flatteuse qui rappelle « Blouse » de Sénanque, un livre tout aussi iconoclaste mais qui ne fait pas rire comme celui-là.
Patrick de Funès est bien le fils de son père mais n’est pas un fils à papa.
Il a une verve peu commune qui fait plaisir à lire. Son premier chapitre « Un syndrome redoutable" est un vrai bijou : « Subir la décrépitude de l’âge ne m’inquiète pas trop mais l’idée de tourner au vieux con me terrorise »… quelques lignes plus tard, suit l’exécution capitale de Jean Bernard. Je cite, pour vous mettre en appétit : « Sa réputation frisait la sainteté, comme c’est souvent le cas chez les médecins qui ne diagnostiquent que des maladies incurables ». 37 chapitres du même acabit décrient avec humour noir et bonheur une profession qui mérite cet éreintage. Mais ne nous trompons pas : la vraie cible c’est la société qui a ce qu’elle mérite.
Son livre révulsera les bien pensants, les anti-Desproges, ceux qui se prosternent devant les idoles médiatiques. Il faudrait qu’ils enlèvent leurs œillères pour voir qu’il n’attaque que les médicastres, les Morticoles et les serviteurs d’une médecine qu’ils déshonorent.
Patrick de Funès n’aurait pas pu écrire le livre s’il n’avait été qu’un pince-sans-rire, un railleur, un critique acerbe, désabusé, dégoûté. Ce livre n’a pu être écrit, et sur ce ton, que par un humaniste, un plus que sensible qui ne s’accommode pas du mépris ordinaire, de l’inhumanité d’un milieu trop souvent hypocrite, indifférent et qui la dissimule en affectant de grands sentiments. Son rire, ses griffes masquent un grand cœur.
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14.05.2008
COUP DE CŒUR
En prologue au tome 2 de ses admirables annales de l’Art, Franco Maria Ricci, le génial éditeur italien, nous parle de Charles Bernard Renouvier, le philosophe qui, en 1876, publia Uchronie (Fayard, 1988). C’est l’histoire imaginaire qui nous raconte la façon dont la civilisation européenne aurait pu se développer si le christianisme, au lieu de prévaloir et de devenir religion d’État, en éliminant les autres, était resté une secte parmi d’autres. Dans sa version, un millénaire d’évolution et de civilisation aurait été gagné et il nous montre comment. Comme le dit FMR, Uchronie est une fable positiviste aussi stimulante que paradoxale. C’est aussi écrit dans une langue qu’il faut se réapproprier pour l’apprécier. Classique, elle est riche, élégante, subtile et épouse le propos parfaitement, étayée par une érudition impressionnante. La démonstration décrit la dérive temporelle d’une théocratie et la façon dont la domination s’est établie, en collusion, en synergie, avec le pouvoir politique et a duré, en oubli total du message christique. Le pamphlet, sans en avoir la forme est d’une violence inouïe et réussit à ne pas verser dans l’anticléricalisme primaire. Son message est actuel puisque revient le temps des religions, des intolérances et de l’obscurantisme.
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.15:10 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Uchronie, religion, secte
24.04.2008
COUP DE CŒUR
J’ai attiré votre attention sur le blog du docteur Yvon GOUEL. C’est un esprit éclairé avec une réflexion originale qui ne se limite pas à la médecine et dont témoigne son travail sur « Les causes biologiques du chômage ». Pour en saisir toute la logique, il faut lire l’article intitulé « La complexité du vivant expliquée simplement ». Il réussit la gageure de dérouler la suite des évènements nés du chaos et du hasard depuis le Big Bang et jusqu’à l’intelligence. Cette course de plus en plus rapide fait voyager de la physique atomique à la chimie moléculaire puis à la biologie, à la physiologie, à la sociologie et enfin à la philosophe. Notre guide a la main sûre, ses connaissances sont profondes. Il ouvre des perspectives. Il n’y a que ceux qui croient aux miracles qui resteront sceptiques. Ils sont pourtant comblés car ils y trouveront la raison des religions.
Pour y accéder, une fois ouvert le portail de : http://www.cardioblog.fr cliquez sur « Présentation ».
10:05 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.04.2008
COUP DE COEUR
Je viens de découvrir le blog d’un homme très étonnant, au parcours exceptionnel, aux passions et dons multiples, à l’intelligence lumineuse : http://www.cardioblog.fr .
Il n’intéressera pas seulement les médecins. Sa dernière note, consacrée à ce qu’il appelle « Les causes biologiques du chômage » est une réflexion que je vous engage à lire tant elle donne une explication plausible au chômage. Elle se démarque par son originalité et sa pertinence de tout ce que j’ai entendu et lu sur le sujet. Il nous décrit d’une manière qui paraît irréfutable le mécanisme en œuvre et son évolution à venir. Sa démonstration ouvre des perspectives qu’il convient de connaître pour en prendre conscience et, pour ceux qui ont des enfants, les y préparer.
Il part de l’idée que la société est un organisme vivant complexe dont l’homme n’est qu’une cellule qui n’a pas d’existence possible en dehors du groupe auquel il appartient. Les lois qui régissent cet organisme-là sont des lois biologiques qui incluent, sans s’y limiter, la physiologie humaine.
Il analyse le mécanisme du chômage dans nos sociétés qui deviennent de plus en plus complexes. Leur complexité répond à une loi de croissance exponentielle dont il montre le mécanisme et essaie d’évaluer la vitesse.
La base de son raisonnement est que les possibilités humaines de s’adapter à un milieu de plus en plus complexe sont globalement limitées par la génétique et que le chômage résulte de la complexité grandissante des métiers nécessitant des capacités d’abstraction. Capacités qui, dans une population donnée, ne sont pas des valeurs adaptables. Il y a donc, de ce fait, de plus en plus de gens qui deviennent inemployables, leur nombre ne pouvant que grandir avec l’avancée des technologies. La démonstration est brillante et simple à comprendre.
Les autres textes sont également très intéressants, vg. « Misère de la philosophie », « Les gènes, la violence et les religions »
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03.03.2008
COUP DE COEUR
Si vous ne connaissez pas encore Lin Yutang arrêtez ce que vous êtes en train de faire et ouvrez son livre « L’importance de vivre » (Picquier poche, 11€). Écrite en 1937, cette initiation à la sagesse par un émigré qui pensait en chinois avec un pinceau et en anglais avec une machine à écrire est une ouverture su la pensée traditionnelle chinoise et sa comparaison avec la philosophie occidentale écrite avec une gaieté de cœur et de l’âme qui ravit et enrichit.
Ce n’est pas un catéchisme, ce n’est pas cabalistique, ce n’est pas la Critique de la raison pure. C’est simple, limpide, lumineux, malicieux, roboratif, digeste. Essayez.
Pour vous mettre en appétit, voyez la première leçon que les disciples de Confucius faisaient apprendre aux enfants des écoles :
« Les anciens peuples qui désirent avoir une belle harmonie morale dans le monde, commenceront par mettre de l’ordre dans leur vie nationale; ceux qui veulent mettre de l’ordre dans leur vie nationale régleront d’abord leur vie familiale; ceux qui veulent régler leur vie familiale cultiveront d’abord leur vie personnelle; ceux qui désirent cultiver leur vie personnelle mettront d’abord leur cœur en règle avec la justice; ceux qui désirent mettre leur cœur en règle avec la justice commenceront par rendre leur volonté sincère; ceux qui désirent rendre leur volonté sincère commenceront par parvenir à la compréhension; la compréhension provient de l’exploration de la connaissance des choses. Lorsqu’on a acquis la connaissance des choses, alors la compréhension est atteinte; quand la compréhension est atteinte, alors la volonté est sincère; quand la volonté est sincère, alors le cœur est droit; quand le cœur est droit, alors la vie personnelle est développée; quand la vie personnelle est développée, alors la vie familiale est réglée; quand la vie familiale est réglée, alors la vie nationale est en ordre; et quand la vie nationale est en ordre, alors le monde est en paix. De l’empereur au dernier des hommes, le développement de la vie personnelle est le fondement de tout. Il est impossible que, si les fondations sont en désordre, les superstructures soient en ordre. Il n’y a jamais eu un arbre dont le tronc fût mince et les branches épaisses et fortes. Il y a une cause et une succession dans les choses, un commencement et une fin dans les affaires humaines. Connaître l’ordre de préséance, c’est avoir le commencement de la sagesse. »
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03.02.2008
COUR DE CŒUR
Un jeudi récent, une émission de France-Culture traitait avec l’auteur d’un livre des nanosciences et de la nanotechnologie (Nanosciences – La Révolution Invisible. Christian JOACHIM & Laurence PLÉVERT. Seuil).
Le sujet est sans doute difficile mais la conversation n’était pas rébarbative. Bien au contraire. L’auteur de l’ouvrage de vulgarisation, Christian JOACHIM est passionné par sa recherche et passionnant. Pour en savoir plus, j’ai lu le livre et vous le recommande car il nous explique de façon accessible ce qu’il appelle en sous-titre la révolution invisible. Il est possible de voir et de manipuler un atome, cet objet de un dix millionième de millimètre, soit, si le lecteur avait la taille de la planète, l’atome aurait la taille d’une bille de 1 millimètre… On apprend comment cela a été possible avec la mise au point du microscope à effet tunnel, en 1981. Non seulement il permet de le voir mais de le toucher, devenant le prolongement du doigt.
On apprend, en le lisant, les enjeux, les luttes, les controverses, les dilemmes. On est confondu devant l’ingéniosité des chercheurs, l’infini des perspectives avec la fabrication de robots moléculaires associant molécules-machines et molécules à calcul.
Il est donc important de connaître, de comprendre, ce qui se passe. L’informatique, Internet sont une plaisanterie quand on songe à ce qui se prépare pour demain.
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29.01.2008
INCORRIGIBLES
Les candidats au Bac ont du talent, voire du génie. Malgré le stress, l’anxiété, l’émotion du moment, ils sont capables d’improviser des à-peu-près, des calembours, des raccourcis dignes des plus grands humoristes. Piètres en tout peut-être mais grands farceurs sûrement.
Leur délire, étiqueté « Perles du Bac 2007 » circule sur le net. Au cas où ils vous aurait échappé, le voici :
1. Comme Bonaparte, Jules César pouvait dicter plusieurs lettres à la fois, c'était un dictateur
2. Les dolmens étaient des espèces d'abribus postés tous les 100 mètres
3. L'histoire de Rome commence en 753 avenue Jésus Christophe.
4. Les Amazones étaient comme les femmes, mais encore plus méchantes
5. Jeanne d'Arc voyait des apparitions invisibles.
6. Au Moyen Age, la bonne santé n'avait pas encore été inventée.
7. François 1er était le fils de François 0.
8. C'est Richelieu qui fonda la Star Académie française
9. La drôle de guerre, cependant, n'a fait rire personne.
10. Le pôle est recouvert de glace: c'est la capote glaciaire.
11. Dans le monde, il n'y a que la France qui n'est pas un pays étranger.
12. Le Mexique était autrefois, le pays des pastèques.
13. La Suisse est une fée des rations.
14. La mer des caraïbes baigne les lentilles française
15. L'eau de mer sert, en particulier, à remplir les océans.
16. On peut suivre une rivière dans un sens en amont et dans l'autre sens en l'avalant.
17. Les quatre points cardinaux sont le haut, le bas, l'est et l'ouest.
18. La Terre tourne en rond dans un sens et en travers dans l'autre sens.
19. Socrate parlait beaucoup car il avait la langue bien pendante.
20. Au pluriel, on dit des "cristaux" car il y a plusieurs cristals.
21. Louis XV était l'arrière petit fils de son oncle Louis XIV.
22. Victor Hugo est né à l'âge de 2 ans.
23. Un sonnet est formé de deux quatrains et de deux tiercés
24. Toute sa vie, Montaigne a voulu écrire mais il n'a fait que des essais.
25. A la fin de sa vie, l'écrivain Hemingway s'est suicidé pour mettre fin à ses jours.
26. Un polygone est une figure qui a des côtés un peu partout.
27. Les devoirs où il y a des conjugaisons s'appellent les devoirs conjugaux
28. On dit qu'une ligne droite est perpendiculaire quand elle se met à tourner d'un coup.
29. L'ovale est un cercle presque rond, mais quand même pas.
30. Le losange est un carré tordu en biais.
31. Le "0" est très utile, surtout si on le met derrière les autres nombres.
32. Un nombre réel est un nombre qu'on peut toucher du doigt.
33. La loi des probabilités s'appelle ainsi car on n'est pas sûr qu'elle existe.
34. L'ordinateur peut faire plus de calculs que le cerveau de l'homme car il n'a que ça à faire.
35. Une bouteille d'eau explose s'il gèle car, sous l'effet du froid, l'eau devient un explosif.
36. En cas de grossesse, on fait une chorégraphie.
37. Plus le train ralentit, moins sa vitesse est plus grande.
38. Un corps lâché d'une certaine hauteur choisit toujours de tomber.
39. C'est le cerveau qui donne les ordres et les autres parties sont obligées d'obéir.
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22.01.2008
A MÉDITER
Le chiropracteur que je consulte avec grand profit à Angers a épinglé un texte dans sa salle d’attente. Quoique signé « anonyme », je le soupçonne d’en être l’auteur car c’est aussi un sage et un artiste. Il m’a autorisé à le reproduire pour que vous en bénéficiiez :
« Je suis votre compagnon constant. Votre meilleur assistant et votre plus lourd fardeau. Je vous aiguillonne pour vous faire avancer ou vous tire vers l’échec. Je suis à votre entière disposition. Vous pouvez me confier sans hésiter, la moitié de tout ce que vous faites, et je le ferai correctement, rapidement. Je suis facile à manager – vous devez simplement être ferme avec moi. Montrez-moi exactement comment vous voulez que je fasse quelque chose, et après quelques leçons je le ferai automatiquement. Je suis le serviteur de tous les grands, et hélas, de tous les ratés. Ceux qui sont des ratés, c’est moi qui en ai fait des ratés. Je ne suis pas une machine, bien que je puisse travailler avec la précision d’une machine dotée de l’intelligence d’un être humain. Vous pouvez me faire marcher pour votre fortune ou votre ruine - cela m’est indifférent. Prenez-moi, formez-moi, soyez ferme avec moi, et je mettrai le monde à vos pieds. Soyez laxiste envers moi et je vous détruirai.
Qui suis-je? Je suis l’habitude.
Anonyme »
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13.09.2007
COUP DE CŒUR RADIOPHONIQUE
Cette émission est un temps de conversation amusée, amusante, souvent brillante, instructive, solidement mise en ondes, animée par F. Treussard avec espièglerie et fermeté.
Rare et savoureux.
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