<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Le journal politiquement incorrect - debats</title> <description>Le journal politiquement incorrect</description> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/debats/</link> <lastBuildDate>Fri, 29 Aug 2008 04:21:08 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2008/07/15/ce-que-serait-une-decolonisation-pure-et-dure.html</guid> <title>CE QUE SERAIT UNE DÉCOLONISATION PURE ET DURE</title> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2008/07/15/ce-que-serait-une-decolonisation-pure-et-dure.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Daniel CHARRIER)</author>   <category>Débats</category>   <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 13:40:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le passé colonial français est en accusation. Les procureurs somment la France d’entrer en repentance. Oubliant que le droit, dans sa sagesse, n’attribue pas aux enfants les méfaits des pères, ils ont dressé un réquisitoire qui, s’il accuse le passé, n’épargne pas la France d’aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Cette entreprise de démolition d’une histoire que l’on avait cru glorieuse n’a pas été relayée par les chefs d’État africains pourtant les premiers concernés. Il n’y en a eu qu’un, le président algérien, pour surenchérir, la France devenant génocidaire.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ce quasi-silence n’a pas désarmé ceux qui ne trouvent dans l’aventure coloniale que des motifs de honte, oubliant tout ce qu’elle a eu de fécond, de généreux et de grand.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Croire pouvoir effacer les crimes du passé est une utopie qui a de la noblesse. Elle traduit, peut-être, l’espoir qu’en expurgeant la France des scories de son histoire, on puisse lui donner l’amour qu’enfin elle mériterait.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;En confondant les pères et les fils, les procureurs, en fait, s’adressent à la France éternelle, celle d’hier et d’aujourd’hui et sans doute de demain. Elle représente une entité indissociable à responsabilité partagée. Cette logique est implacable et nous met donc en demeure de réparer.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Allons au bout de la réflexion&amp;nbsp;; dépassons l’émotion, le bon sentiment, la pitié devient dangereuse et la rhétorique prend le caractère infernal de toutes les idéologies dès lors qu’elle se radicalise. Si ces gens-là avaient le pouvoir de faire ce qu’ils disent, on pourrait imaginer qu’un prochain président de la République fasse sien ce programme&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Des arguments irréfutables ont donc fait admettre à la France que les annexions de territoires par la ruse, les armes, le pillage des richesses à notre seul bénéfice, le travail forcé, forme hypocrite et renouvelée de l’esclavage avaient été une page infamante de notre histoire. L’heure de la repentance et de l’expiation a sonné. La réparation sera à la mesure du crime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’Afrique est le continent qui a le plus souffert de nos exactions et elle continue d’en subir les conséquences. Beaucoup de ses pays où nous nous étions imposés par la force et la terreur sont aujourd’hui en proie aux guerres civiles, à la misère, à la faim, à la maladie, à la surpopulation, aux désordres écologiques. C’est notre faute car nous poursuivons le pillage de leurs ressources&amp;nbsp;: pétrole, bois, minerais et, par le biais de l’immigration choisie, nous voulons maintenant obliger leurs meilleurs cerveaux à déserter l’Afrique et enrichir notre recherche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Une néo-colonisation a remplacé l’ancienne. Elle est encore plus malfaisante car sournoise. La France a enfin reconnu sa responsabilité dans tous ces malheurs et va s’obliger à suivre une politique complètement différente en faisant&amp;nbsp;une vraie décolonisation. Celle qui, dans le passé, aurait dû succéder aux indépendances n’a été qu’un ersatz, un mirage, une illusion&amp;nbsp;: les gouvernements avaient l’apparence du pouvoir, ils étaient et restent des marionnettes qui obéissent à l’ancien maître. La monnaie est liée à la Banque de France, la sécurité en dernier ressort dépend de nos contingents stationnés ici et là. Le pouvoir économique est aux mains de sociétés qui, depuis toujours, exploitent le pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Nous allons rendre à ces pays la disposition d’eux-mêmes. Cela se fera en défaisant ce que la France a tissé depuis la conquête et en disparaissant enfin du paysage africain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Cette disparition concernera tous les signes de la présence française qui a transformé le caractère africain de ses anciennes possessions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La langue française est, bien sûr, le vecteur le plus pernicieux et insidieux de notre influence. Son enseignement a imposé une idéologie et des croyances qui ont détruit celles qui préexistaient. La francophonie y trouve aujourd’hui un terrain d’élection. Nous allons arrêter cette exportation du français et les africains vont réapprendre à penser, parler, écrire, dans les langues vernaculaires qui étaient les leurs avant notre invasion. Pour cela nous fermerons nos collèges, nos lycées, nos centres culturels, les Alliances françaises où nous continuons, très hypocritement de coloniser les esprits. Par ce moyen, les africains retrouveront leurs racines, leurs croyances, l’art de vivre de leurs ancêtres et une civilisation qui ne demande qu’à resplendir de nouveau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’effort de décolonisation s’opérera dans tous les domaines. La France, le français, les français vont redevenir pour l’Afrique et les africains ce qu’ils étaient avant la colonisation&amp;nbsp;: des inconnus. Il faut donc se faire oublier pour que la colonisation devienne, dans leur souvenir, un entre-deux, une période qui s’évanouisse dans le passé. Le temps africain reprendra son cours, à son rythme et avec des valeurs que les africains vont pouvoir se réapproprier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les soldats français vont partir et laisser les africains assurer leur sécurité comme ils l’ont fait durant les millénaires qui ont précédé notre intrusion. Les missionnaires, les médecins, les coopérants, les industriels, les commerçants, tous ces hommes et femmes, héritiers des premiers colonisateurs et dispensateurs des mêmes valeurs n’ont plus leur place. Leur présence est un rappel cruel et que l’on devine insupportable à une population pressée de retrouver les splendeurs d’un passé que nos soldats, nos prêtres, nos instituteurs, nos fonctionnaires n’ont eu de cesse de vouloir faire disparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Tout ce qui rappelle le souvenir de la France doit disparaître&amp;nbsp;: églises, bâtiments, ambassades, monuments, les liaisons aériennes, maritimes, la radio, la télévision. Plus aucun échange ne doit avoir lieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Nous acceptons de perdre toute notre influence. C’est le prix à payer, le sacrifice auquel nous devons consentir afin de permettre à l’Afrique de retrouver son vrai visage, sa dignité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il faudra du temps pour que l’Afrique oublie le passé commun. Quand son souvenir se sera estompé, dans un futur lointain, elle nous permettra, peut-être, si la France existe encore, de refaire connaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;_____________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Voilà le discours inscrit en filigrane chez ceux qui voient dans la colonisation l’abomination des abominations.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le discours est ambigu car il pourrait être tenu par les deux extrêmes&amp;nbsp;: une ultragauche qui, pour la pureté du dogme n’hésite jamais à faire le bonheur des peuples, malgré eux, même au prix du malheur – le passé récent et lointain les a vus à l’œuvre et on connaît le bilan – et une ultradroite s’en satisferait aussi bien pour des raisons opposées mais dans une connivence là encore classique&amp;nbsp;: couper les ponts signifierait que l’Afrique abandonne la France, cette ultradroite jugeant qu’une néo-colonisation du pays est en cours par les africains qui n’apportent que leur misère et leur désordre.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;On voit que décolonisation est un mot dangereux, à manier avec précaution et que l’Afrique francophone, en ne le reprenant pas à son compte montre une sagesse dont devraient s’inspirer certains fanatiques.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2008/07/09/une-ordonnance-pour-l-academie-francaise.html</guid> <title>Une Ordonnance pour l’Académie Française</title> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2008/07/09/une-ordonnance-pour-l-academie-francaise.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Daniel CHARRIER)</author>   <category>Débats</category>   <pubDate>Wed,  9 Jul 2008 13:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La santé de l’Académie française m’inquiète. Le bâtiment du quai Conti a toujours belle mine. Le délabrement est devenu pourtant apparent tant la vieille dame peine à recruter des immortels qui méritent l’éternité. Cette disette n’est que le reflet de l’état de la langue française, d’une culture, de son expression. On aurait aimé que l’Académie face à l’adversité, ait une autre réaction que celle qu’elle a pu avoir, de loin en lointain, face à des agressions trop voyantes. Le cri a sans doute épuisé l’énergie du grand vieillard : « qu’on me laisse agonir en paix », semble-t-il murmurer.&lt;br /&gt; La récente découverte de la poésie et de la prose de Marie Noël m’a fait prendre conscience que cette Académie avait – et depuis toujours – méprisé beaucoup de grands écrivains au profit de médiocres ou même d’autres dont les seuls mérites étaient politiques, ecclésiastiques ou opportunistes. Balzac, Zola, Baudelaire, Maupassant l’auraient honorée.&lt;br /&gt; Retrouver un souffle, une grandeur, une justification, une évidence devrait être pour l’Académie française un grand projet. Elle y retrouverait une jeunesse qui l’empêcherait de poursuivre sa décadence.&lt;br /&gt; Le combat pour l’avenir ne pourra être gagné que si les oublis sont réparés. Le travail de mémoire – si encensé – devrait conduire l’Académie à revisiter son passé et à réintroduire en son sein tous les grands artistes de la langue française qu’elle a méprisés. Rien dans ses statuts ne s’oppose à cette rénovation.&lt;br /&gt; Pour que la génération actuelle saisisse bien le message, elle devrait commencer par les oubliés du 20ème siècle. En leur donnant solennellement le statut d’académicien in memoriam, elle leur rendrait hommage et s’honorerait de leur présence à la mesure du déshonneur dont leur absence l’accable.&lt;br /&gt; La liste serait longue mais comment ne pas admettre qu’Aragon, Camus, Malraux, de Gaulle, Marie Noël, Cioran, Saint-Exupéry, Giono, Simenon ont été l’honneur de notre langue ? Ce coup d’éclat, cet élargissement, ce bol d’air ferait de la Coupole un vrai Panthéon. Tous les écrivains de talent qui, aujourd’hui la dédaignent, s’y présenteraient sans avoir l’impression de déchoir. Des Sollers, Modiano, Le Clezio sortiraient, il faut l’espérer, l’Académie de sa torpeur et ne se contenteraient pas d’accompagner le déclin de la langue. Ayant retrouvé prestige et autorité, ne se contentant pas d’être aimable, ne se trouvant pas indigne de sa Charte fondamentale, elle pourrait enfin se battre pour « rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences », la langue française.&lt;br /&gt; Le silence que l’Académie oppose à la querelle de l’enseignement du français à l’école primaire est consternant et mesure le degré du coma. En juillet 1995, Maurice Druon, alors secrétaire perpétuel, se félicitait que l’Académie ait toujours su s’adapter aux circonstances et conditions nouvelles de l’histoire et des mœurs. La tentative de continuer d’inscrire sa Maison dans la tradition, a de la noblesse mais reste bien vaine puisque, si le président de la République reçoit toujours le nouvel élu, le gouvernement se garde bien de faire de l’Académie son conseiller pédagogique, lui préférant quelque obscure commission remplie de pédagogistes ayant fait la preuve depuis longtemps de leur pédanterie impuissante et d’énarques plus ou moins illettrés mais capables de pérorer en globish avec aplomb, leur deuxième langue, celle qui envahit Sorbonne et ministères.&lt;br /&gt; C’est dans cet esprit que j’adressais cette lettre pleine de déférence à la secrétaire perpétuelle de l’Académie française le 16 juin dernier :&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Votre Académie symbolise la défense et l’illustration de la langue française. C’est une grande et belle mission qu’elle remplit aujourd’hui comme hier avec panache.&lt;br /&gt; Au hasard d’une vente aux enchères, j’ai fait l’acquisition d’une caisse de livres parmi lesquels se trouvaient plusieurs œuvres de Marie Noël. La beauté de sa poésie mais aussi de sa prose, la force du style ont été pour moi une découverte. Marie Noël est une grande poétesse qui aurait eu sa place à l’Académie Française. Ma conviction convoque cette question : pourquoi votre illustre Institution ne s’ouvrirait-elle pas à des écrivains du passé qui auraient mérité d’y entrer mais qui en ont été empêchés par le hasard, la malchance ou d’autres raisons – bonnes ou mauvaises ?&lt;br /&gt; À part ceux qui, par idéologie ou par choix ont clairement exprimé leur refus, il y a, je pense, beaucoup d’autres auteurs qui mériteraient cette reconnaissance posthume.&lt;br /&gt; Je ne doute pas que cela serait un signe très fort qui montrerait que votre Académie est capable d’initiatives hardies et une réponse à ceux qui doutent de sa légitimité puisqu’elle n’a pas accueilli tous ceux qui ont fait la gloire de notre langue. Aragon, Camus, Céline, Césaire, Colette, Genêt, Malraux, Marie Noël, Péguy et d’autres auraient été dignes de la Coupole. En remontant les siècles, on en trouverait d’autres.&lt;br /&gt; Ce choix rétroactif serait une ouverture qui débarrasserait l’Académie du reproche de conservatisme, voire d’immobilisme qui l’a desservie dans l’esprit du public et peut-être aussi dans celui d’écrivains qui ne rêvent plus d’y entrer. Inaugurant une nouvelle ère, elle serait à nouveau désirée par les meilleurs puisque les grands anciens, injustement oubliés, y auraient enfin trouvé leur place. L’Académie devenue leur Panthéon y trouverait un titre de gloire supplémentaire. Reconnaître une injustice, réparer un oubli ne sont pas des signes de faiblesse mais de courage. L’exemple n’est pas si fréquent, il a de la noblesse.&lt;br /&gt; Pour me résumer, je vous dirai, Chère Madame la Secrétaire perpétuelle : attachez votre nom à la création d’un nouveau type d’académicien : l’académicien français à titre honorifique.&lt;br /&gt; Je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire perpétuelle, l’assurance de mes salutations respectueusement distinguées.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; Cette lettre est restée sans réponse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; ______________&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2008/03/29/un-pays-comme-on-n-en-fait-plus.html</guid> <title>UN PAYS COMME ON N’EN FAIT PLUS</title> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2008/03/29/un-pays-comme-on-n-en-fait-plus.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Daniel CHARRIER)</author>   <category>Débats</category>   <pubDate>Sat, 29 Mar 2008 09:05:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Lequel&amp;nbsp;? - Mais le nôtre&amp;nbsp;! - Mais pourquoi&amp;nbsp;? – Enfin, réveillez-vous, regardez, écoutez, lisez&amp;nbsp;! - Et vous voyez quoi&amp;nbsp;? - Vous, le visionnaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Je doute que ça vous intéresse, tellement vous êtes occupés à mieux faire. Mais enfin, essayons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Les pays qui nous entourent ont accepté depuis longtemps la théorie de Darwin et croient à l’évolution des espèces. Ils ont assimilé l’idée que, pour survivre, il fallait s’adapter au monde qui change, ne pas être dépassés par des nouveaux arrivants qui chassent sur les mêmes terres, qui veulent acquérir des territoires dont on se croyait les maîtres. Ils savent qu’il faut vivre dans un environnement qui bouge. Des nouvelles idées, des nouvelles techniques, des nouveaux pouvoirs, des nouvelles perspectives bouleversent la tradition, les fortunes établies, les rentes viagères et de situation, les monopoles, les services publics, les emplois à vie, les emprunts d’État et pire que tout, les idées reçues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Forts de cette évidence et animés par une volonté qui se forge dans la logique et la raison, ces peuples-là réforment leur État, remboursent leurs dettes, investissent dans le soleil, éduquent leurs enfants, innovent autant qu’ils le peuvent. Ils s’y essaient en tout cas. Certains réussissent, d’autres moins. Ils savent, en tout cas, ce qu’ils doivent faire et comment le faire. La droite comme la gauche, chez eux, ont compris qu’il n’y avait qu’un seul chemin possible et, même s’ils s’en défendent – mollement –, ils poussent dans le même sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;La France, elle, se vautre dans une autre posture. Elle croit, adossée à une prétention bâtie sur 2000 ans d’une Histoire qu’elle pense exemplaire, unique et qui, l’ayant mise où elle s’imagine, c’est-à-dire au centre du Monde, qu’elle n’a pas de raison de changer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;La France, sans le savoir, a donc opté pour le créationnisme, ce joli conte poétique, piqué dans la Bible par des échappés de Ste. Anne. Fille aînée de l’Église, elle est un miracle de la nature, de la géographie et de l’Histoire. Une fois pour toutes réussie, la perfection lui suffit. Seuls les imparfaits, les idiots, les attardés, les insatisfaits, les esprits légers, les sans racines, les sans domicile fixe, les opportunistes doivent évoluer. Être opportuniste est, chez nous une injure et la France s’en défend au point, maintenant, de regarder un certain passé avec gourmandise et envie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Démonstration&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;La France de Monsieur le président Sarkozy est donc en train de retrouver sa place dans l’OTAN. Au moment où la menace russe sur l’Atlantique Nord a la magnitude que vous connaissez, il était urgent d’opérer un retour dans le passé et renouer avec une tradition de vassalisation, héritée des deux guerres. L’armée française – ou ce qu’il en reste – avait grand besoin, pour retrouver quelques moyens, de revenir dans le giron américain et son haut commandement, désespérait, sans doute, de ne plus être sous la férule d’un ancien de West Point. Le général John CRADDOCK (si, si, c’est son nom), commandant suprême de l’OTAN est le Maréchal qu’il nous fallait. Fontainebleau va retrouver certainement le SHAPE et son lustre d’antan et les forces d’occupation occuper à nouveau le terrain. Pour preuve de son allégeance, le chef de nos armées va bientôt envoyer une brigade légère se faire décimer en Afghanistan pour renforcer le moral des G.I.s’ au bord de la crise des nerfs. Encore un effort et notre gendarmerie bientôt rétablira l’ordre dans les faubourgs de Bagdad.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Notre défense internationale va être le catalyseur de la victoire des forces démocratiques sur les forces du mal qui se cachent dans des vallées interdites. Notre apport va être décisif. Notre connaissance du terrain depuis Kessel, notre science de la guérilla, l’expérience de notre élite guerrière dans les guerres perdues d’avance, vont trouver là un terrain d’exercice tellement propice que notre Top model président prévoit, devant le parlement britannique enthousiaste, une victoire certaine à échéance indéterminée. Il se situait manifestement dans une perspective de guerre de 30 ans voire de 100 ans, mais nos amis anglais et nous en avons l’habitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;De toute façon un esprit décidé ne s’arrête pas à ce genre de détail. &lt;i&gt;Ora pro nobis&lt;/i&gt;. Une fois effacé le souvenir d’une politique gaulliste aventurière et revenus à la raison d’un protecteur - tout étonné du retour de cette brebis égarée - le voyage dans le passé va pouvoir continuer sous une protection encore plus haut placée, je veux parler de la divine. La République était laïque, elle va devenir sacrée&amp;nbsp;; elle restera laïque aussi, enfin, s’il reste de la place. La religion est en effet une bien belle chose et qui n’en a pas est bien à plaindre, tel est le message présidentiel. La vie avec le RMI, le SMIC serait insupportable si la transcendance, la vie rêvée des anges n’existaient pas pour calmer les impatients, faire régner l’ordre et attendre des jours meilleurs. Cela a marché du temps de la royauté. Pourquoi pas aujourd’hui dans notre république monarchique&amp;nbsp;? Les églises sont prêtes à reprendre du service. Elles n’attendent même que ça, elles qui ne sont bonnes qu’à ça. Avec la lune ou le paradis comme appât, politiciens et religieux parlent le même langage. On sent qu’il y a du Constantin chez Sarkozy.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Vous me direz&amp;nbsp;: les choses bougent. Il est faux de prétendre qu’il n’y a pas d’évolution. D’accord mais c’est pire car c’est une évolution à rebours. Au lieu d’avancer on recule. Au lieu d’accompagner le flux et même d’aller un peu plus vite pour garder une liberté de manœuvre, nous, on rame à contre-courant, on essaie de remonter le torrent, à la nage. Du jamais vu, du jamais fait. Toujours cette devise imbécile&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;impossible n’est pas français&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Notre classe politique est, comme vous le savez, un grand motif de satisfaction pour ceux qui ne l’aiment pas. Elle a, en effet, beaucoup pour déplaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Elle se forme dans une fabrique à tout faire, selon une technologie dépassée, avec des produits de mauvaise qualité. La seule qui doit être bonne est la mémoire et la récitation de ce qui a été appris par cœur. Une fois sur le marché public, elle sévit, plastronne, discoure, vote et prétend gouverner.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Ses idées, si l’on peut dire, car en réalité elle n’en a aucune, sont empruntées aux vieilles lunes. Elles ont - dans un temps que généralement on préfère oublier tant il contient de catastrophes, de guerres ou de préparations aux précédentes – été à la mode. Elles survivent à leur mort dans les esprits fatigués, encombrés de cette élite capable de tout pour elle et de rien pour nous. Aucun échec, aucun démenti par les faits, aucune mise en examen, aucun flagrant délit de mensonge, aucun retournement de veste, aucun scrupule ne l’atteint, ne la fait réfléchir, ne peut la faire partir, retourner à son néant naturel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Ses représentants sont à droite ou à gauche selon des choix qui doivent tout au calcul. C’est ainsi que le politicien, s’il vient d’un milieu bourgeois, aisé, riche, nanti sera plus volontiers de gauche. Il y aura le délicieux frisson de trahir les siens à qui il doit tout. Rassurez-vous, il continuera de payer l’ISF et trahira tout aussi bien ses électeurs. On ne se refait pas même quand on croit au libre arbitre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;A droite, le parcours est le même, à l’inverse. S’il est fils de petits, de mal logés, de mal élevés il n’aura de cesse de prendre sa revanche, de grandir, de s’élever, de s’enrichir. Le RPR, l’UMP est fait pour lui. Une preuve que Darwin là encore avait raison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Aux extrêmes la situation a tout pour séduire les suicidaires, les amnésiques. Les uns aspirent à refaire la révolution et, s’il le faut, à faire table rase du présent, façon Khmers rouges. Leurs vis-à-vis, de l’autre côté de la barricade veulent aussi en découdre. Pour ceux-là, Deat, Daudet et d’autres sont des grands-parents tout à fait présentables dont il convient de s’inspirer. Les croix de feu sont, pour eux, des croisés très modernes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;Je pourrais continuer à gémir sur notre vision de l’avenir, notre tendance à croire qu’il sera le modèle du passé, sur notre éducation nationale, ce grand corps malade et qui pourtant refuse tous les traitements. J’arrête là car on pourrait m’accuser de noircir le tableau. Si je suis déçu c’est que: tout laissait croire que le bateau allait tailler sa route au grand largue, à bonne allure, toutes voiles dehors et voilà qu’à peine amariné le capitaine – à la surprise générale et à la mer encore d’huile – est en train de faire machine arrière toute, mais les réservoirs sont à sec, le moral au plus bas et les mutins s’organisent. À la vigie, je sens tanguer la galère et ne suis pas rassuré, et vous&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: 'Maiandra GD'&quot;&gt;__________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 