<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Le journal politiquement incorrect - ecologie</title> <description>Le journal politiquement incorrect</description> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/ecologie/</link> <lastBuildDate>Fri, 29 Aug 2008 04:24:02 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2007/09/29/les-biocarburants-la-fausse-bonne-solution.html</guid> <title>LES BIOCARBURANTS, LA FAUSSE BONNE SOLUTION</title> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2007/09/29/les-biocarburants-la-fausse-bonne-solution.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Daniel CHARRIER)</author>   <category>Écologie</category>   <pubDate>Sat, 29 Sep 2007 19:45:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les biocarburants seraient la réponse à l’envolée du prix du pétrole, à son épuisement, à la pollution qu’il provoque. Le bénéfice attendu est écologique, économique, industriel.&lt;br /&gt; La réalité est moins flatteuse et même calamiteuse et des voix s’élèvent pour dénoncer une politique de substitution dont les effets négatifs sont cyniquement ignorés par ceux qui l’imposent.&lt;br /&gt; L’émission de France-culture du samedi 29 septembre « Terre à Terre » (7 h 05) est venue opportunément éclairer le problème.&lt;br /&gt; La journaliste R. STEGASSY interrogeait Fabrice NICOLINO, auteur du livre « La faim, la bagnole, le blé et nous (Fayard). Il ne pouvait cacher sa colère mais aussi son désarroi devant l’irrésistible croissance du marché des biocarburants dont l’envahissement a et aura des conséquences redoutables pour l’écologie – un comble ! – mais aussi pour la paix du monde.&lt;br /&gt; La thèse était illustrée par quelques chiffres : 25% de la production de maïs des États-Unis (premier producteur mondial) sont consacrés à la production d’essence. Le résultat a été une flambée du prix du maïs. Ce surenchérissement se répercute sur le maïs alimentaire devenu plus rare donc plus cher. Conséquence : il y a des émeutes de la faim au Mexique (révolte de la Tortilla, galette de maïs, base de l’alimentation des pauvres). Le gouvernement mexicain, pour l’enrayer, a dû réagir en catastrophe en important du maïs et en le subventionnant.&lt;br /&gt; Le Brésil, le plus important producteur mondial d’éthanol à partir de la canne à sucre voit en ce produit la possibilité d’acquérir une puissance économique à l’échelle mondiale et de rivaliser avec l’OPEP. LULA, son président, fait alliance avec G. BUSH pour développer encore plus cette filière, capable de réduire la dépendance américaine vis-à-vis de l’Arabie Saoudite.&lt;br /&gt; Cette culture toujours plus développée de la canne à sucre se fait au Brésil au dépens des terres agricoles et surtout par le défrichement accéléré de la forêt amazonienne - ce poumon de la Terre - qui, à ce rythme, n’existera bientôt plus.&lt;br /&gt; La vanité de cet effort, sa motivation indécente est illustrée par un chiffre rappelé au cours de cette émission remarquable : le plein d’un 4X4 équivaut à l’alimentation d’un humain d’un pays du sud pendant un an…&lt;br /&gt; Dans le supplément Sciences et éthique du mardi 25 septembre de La Croix, Denis SERGENT interrogeait Lionel VILAIN, ingénieur agronome, conseiller technique de France Nature environnement sur les agro-carburants. Lui aussi ne cachait pas sa colère contre la politique initiée par le gouvernement Raffarin et visant la promotion des biocarburants. Sa démonstration est impressionnante et il remet en cause, avec une argumentation solide, le bien fondé de cette politique. La raison la plus évidente est la faiblesse du rendement de la transformation des plantes en produits énergétiques. Il peut même être négatif. Le rendement de l’éthanol du maïs est de 1,3 contre 5 pour l’éthanol brésilien. Quant à celui du diester, il est négatif. Ces différences s’expliquent par la nature des plantes cultivées. La canne à sucre vit 10 ans, le palmier à huile entre 40 et 50 ans. Les champs de maïs, de betteraves, doivent, eux, être labourés, hersés, semés chaque année. Il faut ajouter engrais, traitements phytosanitaires, etc. Seule la production d’huile de colza ou de tournesol se justifie car il peut faire tourner sans manipulation, sans transport, machines et tracteurs avec un rendement de 3,5 à 3,8. Lionel VILAIN demande l’arrêt de la défiscalisation, une évaluation de l’impact sur l’environnement de la culture intensive du maïs.&lt;br /&gt; Il semble bien que les biocarburants, dans l’état actuel des choses, ne sont pas une bonne alternative au pétrole. Le danger provient de l’appropriation par des lobbies extrêmement puissants agroalimentaires et même pétrochimiques de ce nouveau marché très prometteur et qui met déjà en jeu des intérêts financiers dont l’écologie est le dernier des soucis. Ils ont déjà investi, colonisé les instances administratives qui conseillent le gouvernement et où se prennent en fait les décisions. Ils n’ont eu qu’à imiter le lobby agro-alimentaire qui rejette l’agriculture raisonnée dans sa conquête du ministère de l’agriculture.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2007/09/13/une-nouvelle-exception-française.html</guid> <title>UNE NOUVELLE EXCEPTION FRANÇAISE</title> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2007/09/13/une-nouvelle-exception-française.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Daniel CHARRIER)</author>   <category>Écologie</category>   <pubDate>Thu, 13 Sep 2007 17:05:48 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;EDF a un site d’information sur Internet où on peut poser des questions sur les centrales nucléaires françaises et leur sûreté.&lt;br /&gt; Il y a quelques mois j’ai posé la question suivante :&lt;br /&gt; &lt;em&gt;«J’aimerais savoir ce qui se passerait (se passera) si, en cas de modifications climatiques dont on ne peut encore apprécier l’ampleur, le niveau de la Loire, sous l’effet de la sécheresse, de l’absence de neige, baisserait au point qu’il n’y aurait plus assez d’eau pour refroidir les centrales qui se succèdent le long de son cours.&lt;br /&gt; L’hypothèse, qui paraît maintenant plausible à une échéance pas si lointaine, a-t-elle été envisagée par EDF ? »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Pas de réponse.&lt;br /&gt; Quelques semaines plus tard, j’ai réitéré ma question.&lt;br /&gt; Pas de réponse.&lt;br /&gt; Ce silence m’a étonné car il peut susciter des doutes sur la qualité du site mais il me rassure en même temps car c’est peut-être une façon pour EDF de dire sa confiance dans notre avenir climatique : le changement n’aura pas lieu. Du moins il n’affectera pas la France et le refroidissement des centrales. La sécheresse qui - peut-être - asséchera le lit des rivières et fleuves de nos voisins n’aura aucune influence sur les nôtres et les années à venir seront aussi pluvieuses que 2007.&lt;br /&gt; Je remercie EDF d’avoir ainsi complètement tari mon inquiétude. J’y vois une nouvelle manifestation de l’exception française.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; __________&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2007/05/02/carnage-domestique.html</guid> <title>CARNAGE DOMESTIQUE</title> <link>http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/archive/2007/05/02/carnage-domestique.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Daniel CHARRIER)</author>   <category>Écologie</category>   <pubDate>Wed,  2 May 2007 16:47:25 +0200</pubDate> <description> Si vous écrasez une noix sans remord, la cuisine est, pour vous, un champ de bataille amical. Les légumes, les fruits y sont hachés, coupés, émincés, broyés, râpés, pelés, grillés, ébouillantés, frits ou croqués vivants. &lt;br /&gt;
L’appétit est l’excuse de ce carnage domestique. L’holocauste, à la campagne, est industriel et la rage de destruction de la vie végétale devient furieuse : forêts incendiées, haies taillées ou arrachées, herbes coupées, champs moissonnés, chaumes brûlés. &lt;br /&gt;
L’homme s’acharne sur une espèce avec une méchanceté perverse à la mesure de la jouissance qu’il en tire : la vigne. Il la plante dans un terrain caillouteux, exposé au soleil, pauvre en eau. Dès le début de sa croissance, elle sera ligotée à un fil de fer. Plus tard ses sarments et ses vrilles sont détruits la laissant squelettique. Si elle survit aux gelées, à la grêle, à la sécheresse, elle sera asphyxiée par des gazosulfureux, des insecticides qui la laissent exténuée et solitaire. La délivrance des grappes, au moment des vendanges est un rite barbare. La vigne est investie ce jour-là par une horde armée. Les grappes sont arrachées, précipitées dans une hotte puis dans le noir d’une cuve géante. Le pire est à venir : la machine à tuer par écrasement est prête. Le pressoir s’attaque à la peau qui se déchire, la chair éclate. Le jus, leur sang noie ceux qui résistent. Aucun n’échappe et bientôt il ne reste plus de tant de beauté qu’un liquide trouble traversé d’éclairs d’or et d’argent, parcouru de filaments gluants. Un filtre impitoyable retient tout ce qui restait de matières encore vivantes et les alchimistes du vin s’emparent alors de lui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 mai 2007 </description>  </item>  </channel> </rss> 