08.04.2008

LE FACTEUR (Z) AILÉ

Je viens de vivre une première qui fera date. Enfin un service public s’engage dans la lutte contre le réchauffement planétaire. - Un aparté si vous n’êtes pas trop pressé : est-on sûr qu’il n’est pas interplanétaire, intergalactique voire cosmique ? Sans que je leur en parle, les américains ont eu la même idée ; Ils préparent un débarquement sur Mars pour poser quelques thermomètres et en avoir le cœur net.
Ainsi donc un mardi matin d’une semaine trépassée, la dernière, je m’étais levé dès matines, poussé par je ne sais quelle urgence ou prémonition. J’ouvre les volets, m’accoude à la croisée - un moment pour poète insomniaque - la campagne encore dormante s’enveloppait d’une brume vaporeuse qui flouait le relief rugueux de ma devanture champêtre.
J’admirai d’un œil endormi cette nature encore morte et, au moment où j’allais refermer la fenêtre pour retourner me coucher, ayant oublié le pourquoi de mon lever précoce, dans un bruissement d’ailes, de claquements de bec, un roucoulis à réveiller le cochon qui sommeille chez qui vous voulez, vint se poser, avec la délicatesse d’un vautour-albatros atterrissant sur un écueil du détroit de Behring, un gentil pigeon voyageur. Il livrait à domicile en deux virées d’ailes un pli urgent posté la veille à Maubeuge. C’était le premier essai du nouveau service de Chronopost, inspiré du bon vieux temps de la marine à voile. N’entamant pas les ressources fossiles, le pigeon voyageur est le transporteur idéal avec son émission de CO2 de 0,5 mg aux 100 Km. Silencieux (sauf à l’atterrissage) à peine polluant (et son guano est un excellent engrais), joli à voir, il a tout pour lui. Cerise sur le gâteau, il est à usage unique, le prix du pigeon étant compris dans celui du timbre. Il tombait bien, moi qui tançais mon épouse depuis quelques jours pour qu’elle me prépare un pigeon en croûte de sel. Une spécialité qu’elle réussit à merveille une fois sur deux et celle-ci statistiquement était la bonne.
Tout le monde est content :
- la lettre arrive à bon airport ;
- la planète conserve ses hivers ;
- la poste supprime le préposé ;
- le pigeon n’a plus à se soucier d’un retour fatigant ;
- et moi et moi et moi qui profite de tout ça!

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09.02.2008

Premières phrases (suite)

L’idée de refaire le test de la première phrase comme un jeu, pour soi ou en société est une idée amusante et stimulante. Certaines situations inspirent plus que d’autres. Je vous en propose quelques unes.

1/ du gain du gros lot de l’Euro-million :

·        Enfin je vais savoir si l’argent fait le bonheur !

·        Comme tout change ! Avant, avec mon assurance-vie je valais plus mort que vif.

2/ de l’élection comme pape ou papesse :

·        - Enfin je vais savoir si le Da Vinci code est apocryphe.

·        - Maintenant que je suis infaillible, à moi l’Euro-million !

·        Ça a été facile ? Je n’ai eu qu’à promettre aux cardinaux que la gourmandise, la luxure, la paresse, l’envie et l’orgueil ne seraient plus des péchés.

·        Le Vatican, CastelGandolfo, la Sainte Chapelle, Saint Pierre, les puissants et la foule qui se prosternent. Tout ça c’est bien beau, ça fait plaisir. Mais ça fatigue et qui voudra encore faire une belote avec moi ?

3/ La fin du monde dans 15 minutes :

·        Il n’y a qu’à moi que cela arrive, j’avais réservé deux fauteuils d’orchestre pour la semaine prochaine

·       Le bonheur, moi qui commençais à désespérer, l’éternité dans 15 minutes !

·        Dans 15 minutes il n’y aura plus d’affamés.

·        Bien fait, c’était la seule façon d’en finir avec la faim dans le monde !

·        PPDA à la télé : « une dépêche de l’AFP vient de tomber. Dans 15’ ce sera la fin du monde. On a juste le temps de passer les prévisions météo ».

·        Le soldeur invétéré : « Dernière démarque avant fermeture définitive ».

·        « Les dernières nouvelles d’Alsace », un journal qui justifie son titre.

·        Finalement la dernière c’était bien la der des der !

·        Je suis revenu de tout mais cette fois ce sera dur.

·        La voyante : « Je prévois un grand bouleversement dans votre vie avec un voyage imprévu pour une destination inconnue.

·        Le président, enfin fidèle à se promesses, prend des décisions courageuses et qui engagent l’avenir (avec effet immédiat) : « J’amnistie tous les condamnés, je libère tous les prévenus, j’offre la gratuité pour tout et pour tous. Je supprime les impôts, la dette, le Smic passe à 1 million d’euros, les militaires sont relevés de leur service, la guerre est interdite, le paradis est délocalisé sur terre, les trains partiront à l’heure, tous les carrefours deviendront des ronds-points ; effectivement est supprimé du vocabulaire. L’interdiction d’interdire sera inscrite dans la Constitution, etc., etc. ».

4/ une invitation à l’Élysée ;        

·        S’il me propose un ministère, Je Re-fu-Se !

·        Je connais, j’y suis déjà allé, il y a longtemps, à Montmartre, voir UBU-ROI.

5/ son élection à l’Académie française ;

·        Méphisto, vous m’avez trompé. Dans notre pacte il ne s’agissait pas de cette immortalité-là !

·        Et s’ils savaient que je ne sais pas employer le plus-que-parfait du subjonctif !

·        La Jouvence de l’Abbé Souris ne m’avait rien fait. J’espère que l’air du Quai Conti sera plus efficace.

·        Savoir que j’ai été choisi alors que des Sartre, Prévert, Aragon, Trenet, Simenon, San Antonio, Genet n’y ont pas eu droit, ça peut rendre fier, non ?

·        Le fauteuil, l’habit vert, l’épée, le discours, le dictionnaire, la renommée, la particule en complément du nom… vous êtes jaloux, avouez !

·        Je ne suis pas prétentieux, vous me connaissez ; mais, Prix Nobel, Grand Cordon de la légion d’honneur, Grand Maître du Grand-Orient, 1er de promo à l’ENA et à l’X, Sénateur à vie après avoir été ministre, maintenant immortel. Vous ne trouvez pas trop c’est trop ?

6/ une convocation chez Dieu le père :

·        Dieu tout-puissant, vous voulez savoir pourquoi Jésus est allé voir Brutus en enfer ?

·        Oui, je sais, j’ai frappé fort, mais aussi pourquoi il a tendu l’autre joue, votre Jésus ?

·        Par égard pour un vieux comme moi, Vous auriez pu faire réparer l’ascenseur !

·        Quelle ingratitude ! Moi qui, dans mes jurons, je glorifie votre bonté et injurie la licence, la luxure.

7/ qu’en application d’une pratique républicaine, Nicolas et Carla s’invitent chez vous ce soir…

·        Bonsoir l’ambiance ! J’ai déjà invité pour le dîner Villepin et la fille de BHL.

·        Il va enfin savoir comment on dîne chez un smicard. En apéro, ton vin d’épines pour elle ; un Ricard bien dilué pour lui. Puis un potage vermicelle de Liebig suivi d’une choucroute royale de Saupiquet. Pour le dessert j’hésite entre un entremets franco-russe et une pomme golden. Le tout arrosé d’une eau du robinet bien fraîche.

·        Eux qui aiment la fête et les paillettes, je les emmène à la Foire du Trône. Un cornet de frites pour commencer, suivi d’une barbe à papa. On terminera par la Grande roue pour s’envoyer en l’air.

·        Et pour les gorilles je prévois combien de bananes ?

·        Crois-tu qu’ils voudront rester dormir aussi ?

 

05.02.2008

TEST

Souvenirs, souvenirs. Rien de tel qu’une plongée dans une vieille malle au grenier ou des archives poussiéreuses pour rajeunir aussitôt. C’est un exercice peu fatigant, seulement salissant.

Dans une période de vie professionnelle j’appartenais à un groupe dont la direction régionale aimait améliorer l’efficacité par des formations. L’un d’elles nous avait occupés une semaine. Je ne sais pas si nos performances avaient été dynamisées car je me rappelle surtout des fous rires avec mon voisin.

Voulant tester l’efficacité de ce brain storming, je concoctai un test et le proposai à mes collègues, au retour :

EXERCICE 299 : HETERO-DIAGNOSTIC DE PERSONNALITE PAR LE GROUPE

 D'après le test mis au point pour DUPONT et NEMOURS par le K.G.B. (KAISER GENERAL BEKAVIOUR) of the Central Corporation of Psychological Uninvestigations in Human Behaviour of the Harvard University, (Department of Psychology Diagnosis and Therapy)

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Après 5 jours de communication et de travail intensif, le groupe doit être capable de cerner les composantes psychologiques de chacun des membres.

Pour évaluer ce degré d'appréhension des autres un test de reconnaissance a été mis au point. Il consiste à imaginer une situation dans laquelle des phrases ont été enregistrées et à les mettre dans la bouche de ceux qui pourraient, selon vous, les avoir dites.

Un Boeing s'écrase sur la plage d'une île déserte du Pacifique Sud avec le groupe.

Les premières paroles en quittant les décombres de l'appareil ont été enregistrées.

- Bienvenue au bord de cette plage. Il faut que très vite les tâches soient réparties au mieux des compétences de chacun. Mais avant tout, je suis très inquiet car je sens qu'un typhon et un raz de marée ne vont pas tarder à arriver.

- Les petits gars, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais me tailler une planche à voile dans ce palmier car le lagon est super-chouette.

- Je suis volontaire pour organiser une formation accélérée sur les méthodes de survie en milieu hostile. Mais avant tout, je dois dire que si quelqu'un laisse supposer que j'ai une responsabilité dans l'accident, je quitte cet endroit sur le champ.

- Faisons une lettre au Directeur de la compagnie pour protester et demander des dommages et intérêts et sitôt après on pourrait commencer à construire un bateau.

- Je crois que c'est l'endroit idéal pour une retraite anticipée bien que cette île me paraisse trop déserte pour être honnête.

- J’ai réussi à sauver mon ordinateur portable MAC YXZ 2001 SUPER MEGA ; je vais calculer nos chances de survie à 1 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans en tenant compte que nos rations de vivres seront épuisées dans 8 jours.

- Je crois que l'on est tombés pas très loin de l'île des super-vahinés où je suis déjà allé faire un safari. Je suis volontaire pour y porter un message.

- II faudrait que les secours arrivent à temps car je dois être à Blois lundi, à Châteauroux mardi, à Paris mercredi, à Montpellier jeudi et vendredi, et samedi je marie l'une de mes filles.

- J'ai très envie d'un chocolat bien chaud avant de me mettre au travail. Est-ce que quelqu'un a vu un distributeur dans le coin.

- J'attendrai d'avoir vécu 6 mois sur cette île avant de donner mon avis sur nos chances de survie.

- Je trouve que la situation n'est ni grave, ni désespérée puisque nous avons tout: l'air, l'eau en quantité bien qu'un peu salée, des fruits, nous pouvons pêcher des requins puisque T. est en train de les appâter et, en dernier ressort, nous pourrons toujours nous manger les uns les autres.

- N'oublions pas le principal, quelqu'un sait-il :

-  si notre séjour ici  sera  défalqué sur nos congés payés ?

- si notre absence au travail ne risque pas d'être considérée comme une rupture de contrat avec notre employeur ?

- Bien que personne ne me demande mon avis, je ferai remarquer :

- que l'on aurait dû m'écouter quand j'avais dit qu'il ne fallait pas prendre un avion un Vendredi 13 à 13 h 13 ;

- que je n'ai intéressé personne quand j'ai dit qu'il était anormal que l'équipage saute en parachute 10 minutes après le décollage en nous souhaitant bonne chance.

- Ce petit contretemps ne doit pas nous  faire  oublier l’essentiel. Comme prévu j'organiserai une réunion de 14 h à 15 h sur la  circulaire 1831 modifiant la 1358 et ses répercussions sur la nouvelle organisation du travail.

- C'est très dommage, mais il ne faudra pas trop compter sur moi car j'avais déposé une demande de congé du 14 au 24.

- Il y a beaucoup à faire et je vais récupérer les œufs de tortue pour une bonne omelette, couper des pousses de bambou pour la salade, ramasser des noix de coco pour le dessert. Il faudra ensuite faire des chapeaux contre le soleil, construire les maisons.

- Il faut faire un inventaire détaillé de tout ce que nous avons sauvé ; édicter un règlement pour que chacun sache ce qu’il doit faire et ne pas faire, nommer les responsables…

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L’inquiet, l’organisateur, le sportif, la plaintive, l’habitué du distributeur, le chef, la fourmi, le susceptible, le petit génie de l’informatique, la surbookée, le sans opinion, l’optimiste, le syndicaliste, la maniaque, l’aspirant à la retraite, le procédurier, l’obsédé sexuel étaient ainsi étiquetés à ma façon.

La réaction fut intéressante. Quelques uns s’esclaffèrent. Une majorité se reconnut plus ou moins sans trouver à redire, ni à rire. Très peu m’en voulurent.

L’idéal aurait été que chacun donne sa version. Savoir comment les autres vous regardent est une curiosité qui ne devrait pas faire peur. A remarquer que c’est la phrase censée me caractériser qui me donna le plus de mal.

Ce peut être un jeu de société amusant que de demander à chacun d’imaginer sa première phrase après qu’on lui eût annoncé :

-          le gain du gros lot de l’Euro-million ;

-          son élection comme pape ou papesse ;

-          la fin du monde dans 15 minutes ;

-          une invitation à l’Élysée ;

-          son élection à l’Académie française ;

-          une convocation chez Dieu le père ;

-          qu’en application d’une pratique républicaine, Nicolas et Carla s’invitent chez vous ce soir…

17.01.2008

LES BARBARADATESQUES

Ailleurs, dans une autre vie, j’ai vécu un conte drolatique. Pour l’édification des petits, les souvenirs des grands, j’y reviens. De son Olympe, le grand Satrape décida. Cela ne pouvait pas durer. Le trou se creusait plus vite qu’il ne le comblait. Son grand Vizir ordonna. La réforme révolutionnaire s’ébranla dans un bruit de fin du monde. La machinerie se mit en marche. L’usine à gaz ministérielle finit par nous atteindre, nous les petits, les sans grade. Mais, comme c’est la piétaille qui depuis toujours fait les grandes victoires, il fallut nous préparer à la bataille. Des troupes de choc devaient donner l’assaut ; travailler le méchant au corps à corps, à l’arme blanche. Un Groupe d’Intervention du Génie National (GIGN) fut constitué. Volontaire désigné d’office comme tous les sacrifiés, je faisais partie de ces troupes héroïques. La préparation fut longue. Jusqu’alors spécialistes du dialogue singulier, plus aptes au silence qui écoute qu’au discours, il fallut nous convaincre afin d’être convaincants, d’introduire le débat, de le nourrir, de contrer les défenses, de réduire l’opposition et de placer nos recommandations (mieux soigner au meilleur prix) comme un cadeau qui pouvait rapporter gros.

Notre prise en main et notre mise en condition pour ces missions suicides furent à la hauteur du challenge. Notre chef voulait des performances, des résultats. Convoqués à la Région, nous fûmes pris en main par une équipe de spécialistes qui, on le comprit très  vite, avait été sur tous les fronts, connaissait tout de l’art du changement, du contre-pied, du camouflage, du management. On les sentait gonflés à bloc ces spécialistes du brain storming capables de réanimer un mort, faire parler un muet et abjurer le pape.

Cette mise au pas de charge fut une révélation, une transformation, une révolution.  Gonflés de certitudes, missionnaires ad hoc et de choc, croisés modernes, nous étions prêts aux heurts frontaux, à la communication totale et à la communion finale.

Au terme de ce coaching avant-gardiste qui apparaît aujourd’hui comme bien expérimental, avec des principes appliqués façon Coué, des jeux de rôles façon patronage, une gestion des situations extrêmes façon Armée du Salut nous nous dispersâmes dans les villes et les champs, tels ces gentils mormons propres et candides qui débarquent d’un autre monde, tirent les sonnettes pour nous sauver de l’enfer.

La bataille fut livrée. Les stratèges s’interrogent encore sur son issue. Pour les uns le succès fut foudroyant. Depuis Austerlitz jamais victoire n’aurait autant brillé. D’autres - plus nombreux - s’interrogent, doutent et même accusent. Les pratiques seraient toujours aussi mauvaises, la surconsommation médicale et médicamenteuse progresserait aussi vite que le surpoids, le déficit de la Sécu un trou noir où rien ne serait clair.

Je me remémore avec une pointe de nostalgie ces temps héroïques où fringant comme un écuyer du Cadre Noir j’entrais plein de feu et de flamme dans la carrière de VRP de la Grande Parole Juppétérienne.

Survivant de cette guerre ignorée, je l’avais été de la dernière épreuve. Elle avait séparé les mauvais des bons de façon élégante et définitive. Je revois avec émotion le responsable si sympathique de l’équipe de marketing socio-politico-managérial innovant et citoyen, sur le tarmac, nous tenir ce langage simple et martial :

«Vous allez partir pour votre stage pratique. Il complète la formation théorique que vous venez de suivre. Je l’ai appelé le « test d’Okinawa ». Il s’attaque au complexe dit de Pearl Harbour qui paralyse l’action face à l’adversité. J’ai proposé ce stage à votre hiérarchie pour achever votre préparation aux ENTRETIENS CONFRATERNELS.

Le principe est simple : il s’agit de convaincre les habitants de l’île, les BARBARADATESQUES, dernière tribu anthropophage du Pacifique Sud de renoncer à leurs déplorables habitudes culinaires – hautement hypercholestérolémiantes – et de devenir végétariens.

Je dois vous avertir que, jusqu’à présent, toutes les tentatives ont malheureusement échoué.

Je vous rassure : les accidents sont pris en charge au titre des accidents de travail.

Nous avons passé un accord avec le chef de ces cannibales – au demeurant très sympathiques - . Il vous autorise à séjourner dans son village 48 heures, à tour de rôle. Vous disposerez de ce temps pour convaincre au moins un villageois de devenir végétarien en utilisant les techniques que vous avez apprises au cours de nos rencontres et que vous maîtrisez parfaitement. Votre réussite vous donnera le droit de poursuivre sain et sauf votre chemin jusqu’aux sauveteurs qui vous attendent de l’autre coté de l’île.

On peut être certains que ceux qui auront survécu seront parfaitement aptes à assurer les ENTRETIENS CONFRATERNELS avec le maximum d’efficacité.

Bonne chance. Je suis sûr de vous retrouver aussi nombreux pour la séance d‘évaluation. »