25.08.2007
Suite Télérama
Mon abonnement venant à échéance, vous m’engagez fort aimablement à le renouveler.
Avant de prendre ma décision, j’aimerais que vous intercédiez pour que j’aie une réponse à deux questions concernant le contenu de votre revue :
1° Pourquoi Télérama, qui se veut une revue culturelle, a-t-elle des prétentions politiques ? Qui veut-elle concurrencer ?
2° Pourquoi quand votre revue donne la parole à ses lecteurs est-ce pour leur donner l’occasion d’exprimer leurs idées politiques dans le style du Canard enchaîné et non pas pour qu’ils puissent manifester leur accord ou leur désaccord sur le contenu culturel de Télérama, critiquer vos critiques ? Avez-vous peur de leur opinion ? Est-ce bien raisonnable de se dire de gauche et de censurer ses lecteurs ?
Je me demande seulement si ces deux questions - qui doivent agiter furieusement votre rédaction - ont déjà reçu en interne une réponse.
Avec mes sentiments les meilleurs,
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15:35 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Télérama, abonnement, critique, silence
04.07.2007
Télérama et moi
Télérama fête son 3 000 numéro. A cette occasion, Télérama a demandé à ses lecteurs d’exprimer leur opinion en commençant par « Télérama et moi c’est d’abord une histoire de… ». Mon texte n’a pas été retenu. Le voici :
Télérama et moi c’est d’abord une histoire de curiosité. Je le lisais à la maison à 15, 16 ans et me suis demandé ce qu’il était devenu 50 ans plus tard. En m’abonnant à Télérama j’espérais y trouver de bonnes raisons d’aller voir un film, regarder une émission, lire un livre, etc. Étonné, je découvre que Télérama veut, d’abord, me convaincre que la gauche c’est tout bon, la droite c’est tout mauvais.
Que Télérama se veuille un journal d’opinion, soit. La culture est politique. Mais faut-il que ce soit à un si médiocre niveau, avec un si pauvre discours? Tant dans le courrier que vous retenez que dans les commentaires maison, le procès d’intention, le sarcasme sont les fondamentaux. Plutôt que d’analyser les raisons du délabrement de la gauche vous y participez en donnant d’elle une image sectaire.
Je préfère le Télérama de mon souvenir à celui d’aujourd’hui.
Quelques questions :
• La culture étant votre fond de commerce, pourquoi n’ouvrez-vous pas vos colonnes à ceux de vos lecteurs qui aimeraient répondre à vos critiques – comme le fait le Masque et la Plume - plutôt qu’à des haineux, déçus du résultat des élections? Craignez-vous la contestation de votre travail ?
• Pourquoi Télérama censure-t-il l’information ? Deux exemples :
• Vous n’évoquez pas le départ forcé de J.-M. Colombani du Monde. C’était pourtant votre patron après son OPA sur les PVC. Le pillage qui a suivi aurait-il laissé un tel mauvais souvenir que vous l’avez déjà enterré ?
• Vous ignorez le livre « La Femme Fatale ». Ce voyage très instructif sur le PS, nous en apprend davantage sur les raisons de son triste état que votre pensum historique sur ses errements anciens.
• Enfin, vos experts pourraient-ils m’expliquer comment un parti incapable de se réformer pourrait-il réformer la France ?
Avec tous mes souhaits de longue vie et de meilleure lucidité à Télérama.
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